Un papillon éthique...
En faisant la vaisselle, le nez en l'air, comme d'habitude, j'ai été surprise par un plouf... Alors j'ai baissé les yeux et là... j'ai trouvé un papillon dans la bassine d'eau de rinçage. Je l'ai pris doucement entre deux doigts et l'ai déposé sur le bord de l'évier, pour qu'il puisse s'envoler une fois sec.
Seulement...
Le papillon n'a pas pu s'envoler. Il battait des ailes à grand peine, visiblement sous un spasme d'agonie. Qu'est ce que je pouvais faire ? Je pouvais l'écraser pour qu'il arrète de souffrir. Ou bien je le laissais mourir à petit feu, mais au moins j'avais laissé faire dame Nature.
Alors ?
Ca m'a rapellé cet important débat sur l'euthanasie. Je comprenais soudain d'où venait le problème.
"A t-on le droit de décider de la mort de quelqu'un ?"
Non dirait la morale commune. On ne prend pas la vie d'un être comme ça. Du moins pas sans son avis. Et dans le cas de mon papillon de nuit ? Je ne parle pas papillon couramment. Alors je suis restée la main en suspend. L'écrase ? L'écrase pas ? Pour un papillon, on a généralement peu d'états d'âme (c'est comme pour les moustiques). Mais pour un être humain ? D'abord comment se résoudre à tuer quelqu'un même sur sa demande. Surtout quand on est médecin et qu'on vise surtout la survie des malades. Et... si il n'y a pas de demande ? Si le malade, tel mon papillon, agonise sans pouvoir dire un mot ? Doit-on le soulager, ce qui ammène forcément à lui ôter la vie ? Ou alors, le laisse-t-on sous médicaments en sachant pertinemment que ça n'atténura en rien sa souffrance ? C'est un dilemne cornélien qui fait beaucoup parler.
Et pour cause ! S'il se pose pour un malheureux papillon de nuit, quoi donc penser pour un homme ou une femme, ou un enfant ?
Je n'ai pas de réponse. Mais je sais que toute à ma réflexion sur le sujet, j'ai laissé mourir le papillon sans m'en appercevoir.
Que chacun tire la conclusion qu'il voudra de mon histoire.
Seulement...
Le papillon n'a pas pu s'envoler. Il battait des ailes à grand peine, visiblement sous un spasme d'agonie. Qu'est ce que je pouvais faire ? Je pouvais l'écraser pour qu'il arrète de souffrir. Ou bien je le laissais mourir à petit feu, mais au moins j'avais laissé faire dame Nature.
Alors ?
Ca m'a rapellé cet important débat sur l'euthanasie. Je comprenais soudain d'où venait le problème.
"A t-on le droit de décider de la mort de quelqu'un ?"
Non dirait la morale commune. On ne prend pas la vie d'un être comme ça. Du moins pas sans son avis. Et dans le cas de mon papillon de nuit ? Je ne parle pas papillon couramment. Alors je suis restée la main en suspend. L'écrase ? L'écrase pas ? Pour un papillon, on a généralement peu d'états d'âme (c'est comme pour les moustiques). Mais pour un être humain ? D'abord comment se résoudre à tuer quelqu'un même sur sa demande. Surtout quand on est médecin et qu'on vise surtout la survie des malades. Et... si il n'y a pas de demande ? Si le malade, tel mon papillon, agonise sans pouvoir dire un mot ? Doit-on le soulager, ce qui ammène forcément à lui ôter la vie ? Ou alors, le laisse-t-on sous médicaments en sachant pertinemment que ça n'atténura en rien sa souffrance ? C'est un dilemne cornélien qui fait beaucoup parler.
Et pour cause ! S'il se pose pour un malheureux papillon de nuit, quoi donc penser pour un homme ou une femme, ou un enfant ?
Je n'ai pas de réponse. Mais je sais que toute à ma réflexion sur le sujet, j'ai laissé mourir le papillon sans m'en appercevoir.
Que chacun tire la conclusion qu'il voudra de mon histoire.
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