But... Where is Marianne ?
On a compris, merci. C'est bientôt les élections présidentielles. Heureusement qu'elles arrivent, la télé n'en pouvait plus. Nos poepolettes ne faisaient plus de scandales amoureux (l'été est fini), les banlieues ne bougent pas (mais on va arranger ça) et les typhons à l'étranger sont en vadrouille dans des coins inhabités.
Heureusement on a Ségolène et Nicolas ! L'audiovisuel se prosterne devant la conjoncture politique qui a ammené ces deux là sous les projecteurs. Elle, une femme. Ben oui, ça suffit. Une femme en politique FRANCAISE ! Au Chili ça avait étonné, fait soupirer ou crier de joie. Mais le Chili c'est loin. Ségolène est française ! Imaginez ! Madame la présidente ! En France. Oui, les JT français se régalent. Ils aiment guetter avidemment les regards noirs ou inquiets des copains de gauche, les points qui montent ou non dans les sondages, l'avis de monsieur son conjoint. Des lions sur de la viande fraîche.
Double ration d'ailleurs ! Parceque dans le camps de droite, on a Nicolas. C'est pas du vin mais c'est un excellent cru. Il ne mache pas ses mots, il parle comme tous les animateurs voudraient savoir le faire et il a une ambition affichée. La même que Ségolène. Le combat, le combat ! hurle la foule des infos en délire ! Où comment une élection transforme des émissions en arène de Rome avec des enjeux de PMU...
La télé se démocratise, elle est ouverte sur la population. On veut savoir, demande la France. Nicolas et sa femme sont-ils vraiment fachés ? Ségolène condamne-t-elle François aux fourneaux ? Hulot ser-t-il président ? Quand est-ce qu'il faut bouturer les rosiers ?
C'est beau la politique à la télé.
Surtout quand le petit écran fait aussi bien son boulot que depuis deux mois. On va finir, après un long suspence, à connaître le point de broderie préféré de la candidate de gauche. Et pendant ce temps Juppé reprend sa place.
Juppé reprend sa place comme maire de bordeau
Allez hop, pesé, emballé, expédié, revenons à nos rosiers.
Une phrase. Juppé on s'en fiche. Juppé n'est pas une femme. Et Juppé n'est pas l'ennemi de toute la droite chiracienne. Juppé a repris sa place. Point.
Madame la télé, moi je n'en ai rien à faire de savoir si Nicolas aime les poireaux à la vinaigrette ou si Ségolène préfère Desperate Housewives. Mais par contre, que Juppé soit allé en prison, ça m'interpelle.
En France, un politicien reconnu comme véreux, pardon... juridiquement condamné, reprend sa place à la tête d'une ville. Il sera surement éligible aussi. Après avoir fait pression sur ceux qui avaient son poste. Et ça, tu n'en dis rien. Ou si peu.
Alors quoi la télé ? Tu nous a promis des sensations fortes avec Kholanta, des débats sur le relooking endiablés, des rideaux pleins de retrouvailles, des Top 50 nostalgiques...
Mais quand il s'agit de se souvenir d'un acte de justice, c'est toi qui a la trouille, la télé. T'as peur de perdre tes parts de marché sur le foot et la Star Ac'. Alors à la veille des élections, qui engagent les choix de vie des gens, tu t'occupe de Sego et Sarko. Ils font des étincelles dans ton viseur. Ils font grimper l'audimat. Et Juppé tu n'en parle pas.
Trop dangeureux
Trop sérieux
Trop essentiel
Segolène et Nicolas are on the stage.
Juppé is under security
But... Where is Marianne ?
Heureusement on a Ségolène et Nicolas ! L'audiovisuel se prosterne devant la conjoncture politique qui a ammené ces deux là sous les projecteurs. Elle, une femme. Ben oui, ça suffit. Une femme en politique FRANCAISE ! Au Chili ça avait étonné, fait soupirer ou crier de joie. Mais le Chili c'est loin. Ségolène est française ! Imaginez ! Madame la présidente ! En France. Oui, les JT français se régalent. Ils aiment guetter avidemment les regards noirs ou inquiets des copains de gauche, les points qui montent ou non dans les sondages, l'avis de monsieur son conjoint. Des lions sur de la viande fraîche.
Double ration d'ailleurs ! Parceque dans le camps de droite, on a Nicolas. C'est pas du vin mais c'est un excellent cru. Il ne mache pas ses mots, il parle comme tous les animateurs voudraient savoir le faire et il a une ambition affichée. La même que Ségolène. Le combat, le combat ! hurle la foule des infos en délire ! Où comment une élection transforme des émissions en arène de Rome avec des enjeux de PMU...
La télé se démocratise, elle est ouverte sur la population. On veut savoir, demande la France. Nicolas et sa femme sont-ils vraiment fachés ? Ségolène condamne-t-elle François aux fourneaux ? Hulot ser-t-il président ? Quand est-ce qu'il faut bouturer les rosiers ?
C'est beau la politique à la télé.
Surtout quand le petit écran fait aussi bien son boulot que depuis deux mois. On va finir, après un long suspence, à connaître le point de broderie préféré de la candidate de gauche. Et pendant ce temps Juppé reprend sa place.
Juppé reprend sa place comme maire de bordeau
Allez hop, pesé, emballé, expédié, revenons à nos rosiers.
Une phrase. Juppé on s'en fiche. Juppé n'est pas une femme. Et Juppé n'est pas l'ennemi de toute la droite chiracienne. Juppé a repris sa place. Point.
Madame la télé, moi je n'en ai rien à faire de savoir si Nicolas aime les poireaux à la vinaigrette ou si Ségolène préfère Desperate Housewives. Mais par contre, que Juppé soit allé en prison, ça m'interpelle.
En France, un politicien reconnu comme véreux, pardon... juridiquement condamné, reprend sa place à la tête d'une ville. Il sera surement éligible aussi. Après avoir fait pression sur ceux qui avaient son poste. Et ça, tu n'en dis rien. Ou si peu.
Alors quoi la télé ? Tu nous a promis des sensations fortes avec Kholanta, des débats sur le relooking endiablés, des rideaux pleins de retrouvailles, des Top 50 nostalgiques...
Mais quand il s'agit de se souvenir d'un acte de justice, c'est toi qui a la trouille, la télé. T'as peur de perdre tes parts de marché sur le foot et la Star Ac'. Alors à la veille des élections, qui engagent les choix de vie des gens, tu t'occupe de Sego et Sarko. Ils font des étincelles dans ton viseur. Ils font grimper l'audimat. Et Juppé tu n'en parle pas.
Trop dangeureux
Trop sérieux
Trop essentiel
Segolène et Nicolas are on the stage.
Juppé is under security
But... Where is Marianne ?
Publicité