Les Conquérants, de José Maria de Heredia

Publié le par Altaïr


Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal

Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit en ses mines lointaines
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques
L'azur phosphorescent de la nuit des tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;

Où, penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'océan des étoiles nouvelles

José Maria de Heredia, in Les Trophées


illustration: Renée Magritte, La Grande Famille

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Publié dans Textes et poèmes

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C
La magie de l'édition ^^
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A
Tu chipotes, toi , Noooon ma douce pas du tout !<br /> ... mais hé ! Regarde ! il est où le -e en trop égaré sur ma page ? mrgreen (*opération errase*)
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C
Une poésie que j'avais étudiée pour le bac de français en 1ère ! On avait dû plus ou moins la savoir par coeur ... et ça ne m'avait pas peiné. Un des rares dont l'appréciation a perduré malgré son étude lol.<br /> Très bon choix Alt ! J'ai pris du plaisir à le relire à voix haute =)<br /> <br /> (par contre, il me semble qu'il y a un -e de trop à "Fatigués" ... pour l'esthétique du poème je chipote ^^)
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